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Broderies sur les équipements d’art martiaux

Publié le 14 décembre 2016 par Jordy Delage dans Aikido, Comparatifs, Equipements, Judo, Karate, Kendo, Kobudo, Nippon Kempo

Broderies sur les équipements d’art martiaux

Atelier Broderie & pratiques de transcription chez Seido/BudoExport


Faire broder ses équipements est très commun au Japon. Les occidentaux n’ayant que peu de connaissances des usages ont parfois du mal à décider de ce qu’il faut broder. Dans cet article, nous expliquerons comment se détermine le contenu d’une broderie, nous parlerons des erreurs classiques à ne pas commettre, nous vous donnerons quelques conseils, et nous expliquerons comment nous travaillons chez Seido.


Aikido equipment Embroidery

Broderie sur un équipement d’art martial

§ Pourquoi broder ?

Tout d’abord, pourquoi brodons-nous nos équipements ? À l’origine, il s’agit d’une marque de modestie signifiant que l’on ne se considère pas assez digne d’intérêt pour que l’enseignant se rappelle de nous. Si vous avez au moins un vêtement brodé, cela permet à l’enseignant de vous repérer et de vous nommer. C’est particulièrement important dans les dojos où beaucoup de monde passe, comme le Hombu dojo de Tokyo par exemple. Au Hombu dojo, il sera considéré comme impoli de se présenter sans afficher son nom, à tel point que, certains enseignants iront jusqu’à inscrire votre nom au marqueur sur votre veste (et ce même en plein cours) si vous insistez en vous présentant plusieurs fois à leurs cours sans afficher votre nom, brodé de préférence.

Name written on a Dogi with a marker

Nom écrit sur le Dogi au marqueur

§ Contenu de la broderie

Avec cela en tête, il semble évident maintenant, que la broderie ne devrait être constituée que de votre nom, ou, éventuellement, le nom de votre dojo d’appartenance ou de votre université (pour les dojos universitaires, très nombreux au Japon). Il est aussi possible d’envisager le nom de l’art pratiqué, même si cela reste relativement marginal au Japon.
Les Japonais ont tendance à broder leur nom de famille, car l’usage veut qu’on appelle les gens dont on n’est pas extrêmement proche par leur nom de famille.

Cependant, les occidentaux broderont plutôt leur prénom En tant qu’étranger, il est d’ailleurs attendu que vous procédiez ainsi, et la raison en est assez simple. D’une part, les noms les plus courts sont les plus faciles à comprendre par les Japonais. D’autre part, les Japonais sont habitués aux prénoms étrangers (par les séries TV, les films, les manuels scolaires, etc.) et il est donc plus facile pour eux de prononcer un prénom qu’ils ont déjà entendu qu’un nom de famille généralement beaucoup moins commun.
Quoi qu’il en soit, lorsque vous pratiquez au Japon, l’enseignant vous appellera par le nom brodé sur votre Dogi ou votre Hakama (ou éventuellement par un diminutif ou surnom si votre nom est trop long ou trop complexe à prononcer).

En dehors du Japon, la broderie en japonais perd de son aspect pratique, puisque la plupart des occidentaux sont incapables de lire le japonais. Les broderies sont considérées à la fois comme faisant partie de la tradition japonaise (et objectivement, c’est le cas), et comme un petit ajout « classe » à l’équipement (ce qui est aussi le cas, pour peu que la broderie soit de qualité et non d’infâmes Kanji distordus comme on le voit souvent hors du Japon).
On voit également des pratiquants faire broder leur surnom (ce qui se justifie, notamment dans le cas des diminutifs), les valeurs du Bushido, un poème ou encore toute autre expression allant jusqu’aux plus étranges. Au Japon, si cela arrive relativement fréquemment (minoritaire mais fréquent) au Judo ou au Karate, c’est beaucoup plus rare en Aikido. En effet, si l’on peut justifier certains écarts vis-à-vis de la tradition lors de la pratique d’un Judo ou d’un Karate plutôt sportif, ceux-ci sont bien moins acceptés en Aikido, plus conservateur et traditionnel.

D’une manière générale, un diminutif de prénom ne pose pas de problème. En revanche, pour toute expression, nous vous conseillons de bien réfléchir à son sens, son origine, et l’importance qu’elle a (ou non – ce qui est le plus courant -) au Japon. Les exemples ci-dessous, plutôt amusants à première vue, sont à éviter si vous comptez pratiquer un jour au Japon ou sous la direction d’un enseignant japonais.

Japanese Embroidery fails

Quelques mauvais exemples de broderie (tradction en gris)

Il faut l’avouer, nous nous amusons parfois de ces commandes un peu farfelues. N’oubliez pas également que si ils restent rare, les occidentaux capables de lire le Japonais existent aussi… Parfois amusantes, parfois étonnantes, parfois simplement ridicules voire même insultantes, certaines broderies que nous réalisons pourraient tout simplement vous fermer l’accès à certains dojos japonais par manque de respect.

Pour terminer sur ce qu’il ne faut pas faire, il nous faut également mentionner l’utilisation des termes « Sensei » et « Shihan ».
Quel que soit leur rang, les Japonais ne parlent jamais d’eux même en utilisant ces termes. Ces expressions sont utilisées comme des titres honorifiques lorsque l’on s’adresse à un enseignant, en aucun cas pour parler de soi-même. Pas plus qu’ils n’affichent leur grade sur leurs équipements (tout au plus sur la carte de visite, très répandue au Japon).
Puisque nous sommes sur le sujet, rappelons également que les termes « Sensei » et « Shihan » se placent après le nom et non avant, contrairement à ce que beaucoup d’occidentaux font.
Vous pouvez utiliser :
– « Miyamoto sensei » pour un enseignant (qu’il soit enseignant d’Aikido ou de quoi que ce soit d’autre, et même éventuellement si il n’est pas officiellement enseignant mais que vous le considérez vous-même comme tel).
– « Miyamoto Shihan » (ou Shidoin, Kyoshi, Hanshi, etc.) pour une personne ayant reçu ce titre.
– « Sensei » (sans nom) pour appeler le professeur.
Mais n’utilisez jamais « Sensei Miyamoto » ou « Shihan Miyamoto ».
Quoi qu’il en soit, n’utilisez jamais ces titres sur une broderie ou une gravure.

Le cas des grades est légèrement différent. Le grade peut s’afficher sur une carte de visite, mais il n’est jamais mis en avant sur les équipements.
Eventuellement, vous avez la possibilité de broder ou graver « cadeau offert à l’occasion du 7e dan », dans le cas d’un cadeau par exemple (cela ne se fait pas pour les titres de Shihan). Mais n’affichez jamais le grade avant ou après un nom sur un équipement.
En Judo ou en Karate, la broderie de grade prend parfois la forme de lignes de grades sur la ceinture, comme un prolongement des ceintures de couleur. En théorie, cela ne devrait pas se faire, et c’est très rare au Japon. Cependant, certains pratiquants le font soit par (petite) vanité, soit pour des raisons pratiques en compétition ou au dojo.
À vous de voir, mais nous le déconseillons d’une manière générale.


§ Transcriptions des noms étrangers

Il existe plusieurs manières de traduire en Japonais un nom étranger. Passons en revue les principales.


Kanji & Ateji, une écriture incomprise

La plupart des étrangers aiment les Kanji, ces idéogrammes provenant de Chine et ayant été intrégrés à la langue japonaise il y a plus de 1000 ans.
Lorsque les Japonais ont intégré les Kanji à leur langue, ils ont dû les adapter. D’une part parce qu’ils n’en ont intégré que 3,000 environ, sur 50,000 sinogrammes à peu près (environ 1500 sont utilisés en Japonais courant, contre 4,000 en Chinois moderne). D’autre part, le japonais contenait déjà de nombreux concepts non représentés en Kanji.
Là où il n’y a qu’une seule prononciation par idéogramme en Chinois, les Japonais ont été obligés d’en mettre plusieurs, parfois deux, d’autres cinq… jusqu’à plus de trente pour certains idéogrammes.

Pour traduire les noms étrangers, il existe une technique appelée « Ateji », qui consiste à transcrire en Kanji les noms étrangers.
L’Ateji est essentiellement basé sur le son, et c’est là que la traduction devient compliquée. Tous les sons de la langue française par exemple, n’existent pas en japonais. On va alors prendre un son approchant, ce qui donne souvent plusieurs possibilités. Une fois que ce choix est effectué, on collera un Kanji sur chaque son pour obtenir une suite de Kanji de manière à s’approcher de la sonorité du nom, si lus correctement.

Cette technique pose un problème majeur : le résultat n’est pas lisible par un japonais. En effet, supposons qu’il y ait 3 Kanji dans votre nom et que ces 3 Kanji ne forment pas un mot existant (donc connu), il faudra alors pour le lire, deviner la prononciation de chacun. 3 Kanji simples à 5 prononciations possibles par Kanji donnent au final 125 possibilités.
Pour un Ateji réussi, on essaye généralement d’utiliser des Kanji ayant le moins de prononciations possibles, de sorte que ce soit lisible. Ainsi, lorsque les Japonais ont traduit le mot « France » pour la première fois, ils l’ont fait en Ateji: 仏蘭西, qui se lit « Fu-Ran-Su ». Cela signifie « Bouddha, Orchidée, Ouest » et n’a donc… aucun sens.

Si cela est finalement assez peu pris en compte au Japon, les étrangers préfèrent également utiliser des Kanji qui ont un sens qu’ils aiment.
Il faut reconnaître qu’il est plus « classe » de s’appeler « Dragon des eaux » que « Porte Baignoire Temple ».
Toutefois, beaucoup de prénoms japonais n’ont pas de sens a priori (traduit littéralement, on trouve « 2e fils » ou encore « Dessin, science, enfant ») car choisis selon beaucoup de critères difficiles à détailler dans cet article.

En conclusion, l’Ateji pour un prénom étranger revient à créer de toute pièce un nom qui n’existe pas, qui n’est pas lisible et qui n’a souvent pas de sens.
Par conséquent, un prénom en Ateji a plutôt tendance à faire rire les Japonais. Ils considèrent que cela n’a pas de sens et estiment (à raison) que c’est là une lubie d’étranger.

C’est pourquoi nous déconseillons fortement l’Ateji pour les broderies et gravures, et que nous ne proposons pas nous-même ce service.


Katakana, la bonne méthode

Un peu moins « classe », mais beaucoup plus adapté, l’alphabet dit « Katakana ».
Inventé à l’origine pour « sous-titrer » les Kanji chinois (et les rendre lisibles par des non-initiés), le Katakana est un alphabet phonétique pur à 48 caractères simplifiés. Ces caractères n’ont aucun sens symbolique, pas plus que les lettres romaines. Il s’accompagne nécessairement d’un autre alphabet dans lequel chaque Katakana a son équivalent, l’Hiragana. Ce dernier est utilisé pour transcrire des Kanji en phonétique, écrire certains mots qui n’ont pas de Kanji correspondant, ainsi que pour toute la grammaire en général.
Le Katakana a évolué à travers le temps et a pris sa forme actuelle au début du 20e siècle, lors duquel il est devenu l’alphabet officiel de référence pour transcrire tous les mots n’existant pas en japonais. C’est le cas de beaucoup de nouveaux mots ainsi que de tous les noms propres étrangers.
France s’écrira donc « フランス », littéralement Fu.ra.n.su, c’est-à-dire la prononciation la plus proche en Japonais.

Origin of the Katakana - Wikipedia

Les origines des Katakana. En rouge, la partie prise pour former un Katakana ayant le même son qu’un Kanji. Wikipedia article.

Nous recommandons donc de transcrire tous les prénoms étrangers en Katakana. C’est le service que nous offrons gratuitement.


Maintenant que tout ceci est clair, vous commencez sûrement à comprendre à quel point une bonne traduction est complexe et pourquoi nous ne proposons pas l’Ateji.

Un autre élément particulièrement complexe est la prononciation. Un prénom peut se prononcer différemment selon les régions, et bien sûr, selon les langues. « David », par exemple, est un prénom qui existe dans de nombreuses langues.
C’est là que notre service de traduction se démarque des autres. Notre équipe maîtrise totalement ou partiellement le Français, l’Anglais, l’Allemand, le Portugais, l’Espagnol et l’Arabe (et le Japonais, cela va de soi). Ces connaissances, liées à des recherches étendues sur le net, soit pour des traductions pré-existantes et fiables (dans des articles japonais par exemple, ou via un traducteur automatique), soit en recherchant des médias audios et vidéos où le nom est prononcé dans sa langue d’origine, nous permettent d’offrir le service de traduction le plus sérieux et le plus correct de notre industrie.
Cela étant dit, si votre prénom a une prononciation non usuelle dans votre pays de résidence, nous vous recommandons fortement de nous le préciser à la commande. Si vous vous appelez David et que vous résidez en France mais êtes Américain, nous traduirons David en prononciation française car nous ne pouvons pas savoir d’où vous venez si cela n’est pas mentionné.

À savoir également que de temps à autre, il peut y avoir plusieurs transcriptions pour un même prénom dans une même langue. En effet, lorsqu’un son n’existe pas, il faut faire le choix du son (en katakana) le plus approchant, et il peut y en avoir plusieurs.

« David » transcrit depuis l’Anglais peut donner デイビット (De-i-bi-tto), ou デビット (De-bi-tto), ou encore デヴィット (De-vi-tto). En Français, cela donnera ダビッド (Da-bi-ddo), ou ダヴィッド (Da-vi-ddo) si l’on accepte la graphie en katakana la plus moderne. C’est pourquoi, si vous disposez déjà d’une traduction, il est impératif de la joindre (sous forme d’image) à votre commande, car il nous est impossible de deviner la manière avec laquelle votre nom a été traduit !

Bien entendu, nous conservons toutes les traductions que nous faisons dans un vaste fichier, et ce pour plusieurs années, de manière à toujours pouvoir retrouver la traduction que nous vous avions déjà proposée par le passé.

Ariosa Embroidery katakana

Broderie en japonais du nom Aliosa

Maintenant, vous comprenez sûrement pourquoi la plupart des boutiques japonaises se trompent sur la majorité des traductions de vos prénoms. C’est d’autant plus vrai lorsque vous n’êtes pas d’un pays anglophone puisque, généralement, ces boutiques se contentent de chercher la transcription du nom… en anglais.
Alors oui, le service que nous offrons prend du temps, mais nous sommes nous mêmes des étrangers au Japon et nous savons à quel point il peut être agaçant de se faire appeler à longueur de temps par un prénom qui n’est pas le nôtre, c’est pourquoi nous l’offrons gratuitement.


§ Qualité de broderie : Une question d’équilibre

Passons maintenant au côté technique de la broderie.
Une fois la traduction décidée, nous utilisons un logiciel graphique spécifiquement conçu pour créer des broderies. Nous adaptons les tailles et modifions éventuellement certains caractères pour optimiser le rendu final.

Embroidery machines at Seido

Machine de broderie à Seido

A partir de là, les choses paraissent simples : mettre le produit dans la machine et appuyer sur le bouton. Mais il y a, en réalité, un peu plus que ça pour obtenir une broderie de qualité.
La tension du fil et les réglages de la machine sont délicats et fragiles. En fonction de l’épaisseur du tissu, de sa rigidité mais aussi en fonction du taux d’humidité dans l’air, la machine ne réagira pas de la même manière. Utiliser une bobine qui est 1 ou 2 grammes plus lourde que la normale peut rapidement déséquibrer tout l’ensemble. Il est donc très important de surveiller et recalibrer constamment pour obtenir le meilleur rendu possible.
Si le réglage est mauvais et que la broderie est ratée, dans la plupart des cas le produit est perdu. Compte tenu du fait que nos produits sont des produits haut de gamme, et donc chers, une attention permanente est indispensable pour éviter les pertes.

Enfin, les accessoires utilisés sont très importants (et parfois très coûteux). Ils permettent de fixer sur la machine les différents produits que nous brodons. Le plus efficace dont nous disposons est une machine à pince hydraulique branchée sur compresseur permettant d’ouvrir rapidement l’outil d’une part et de compresser les pinces fermement pour que le tissu ne bouge pas d’autre part, tout ceci à l’aide d’une pédale.
Nous en avons de toutes sortes et de toutes tailles, spécifiquement fabriqués sur mesure pour les retouches de manches, les ceintures, les Hakama, etc.

Tout comme nous proposons des produits haut de gamme 100% made in Japan, nous avons à coeur de réaliser les broderies de la meilleure qualité possible, sans aucun compromis.

La présentation de notre atelier broderie en vidéo sur Youtube

Le cas spécifique des ceintures : broderies intégrées et non-intégrées.

Dans le cas des ceintures, il est possible de réaliser deux types de broderie : intégrées ou non-intégrées.
Une broderie non-intégrée signifie que l’on brode directement la ceinture finie, sur le dessus. Rapide et simple à réaliser, la broderie est visible du coté opposé de la ceinture, comme pour un Dogi ou un Hakama.
Une broderie intégrée est réalisée avant couture de la ceinture. On brode le tissu externe, puis l’on fabrique la ceinture et l’on surpique le tissu externe par dessus la broderie. L’avantage de cette méthode est de rendre la broderie invisible du coté opposé d’une part, et surtout de renforcer la broderie pour une très longue tenue d’autre part. Ces broderies sont extrêmement difficiles à réaliser et nécéssitent une grande habileté de la couturière. La broderie peut très rapidement se trouver décentrée, ou complètement de travers, et seules les couturières les plus aguerries peuvent réaliser parfaitement cette prestation.
Nous sommes extrêmement satisfaits et fiers de l’atelier que nous avons choisi pour Seido. Pour avoir travaillé avec de nombreux autres ateliers, nous sommes convaincus d’avoir aujourd’hui la meilleure qualité existante sur le marché japonais.

§ Pour conclure

Quelques faits maintenant :

  • Notre exemple du nom David (デビット) en Katakana, sur la manche gauche d’une veste à environ 2.7cm / caractère, est composé de plus de 1500 points de couture et prend environ 3 à 4 minutes à broder.
    En considérant la densité des points nécessaires sur une grande surface, un logo de 7 x 7 cm est composé de plus de 25,000 points et prend plus de 30 mins à réaliser.


    Logo Design pour le cercle Tissier

    Propositions (non retenues) de design pour le Cercle Tissier

  • Il est possible d’augmenter ou diminuer le nombre de coupes lors d’une broderie. A chaque coupe un noeud est fait pour fixer le point.
    Plus il y a de coupes, et plus la broderie prend du temps à réaliser, mais plus il y a de coupes et meilleure est la qualité et plus beau est le résultat final.
  • Retirer une broderie sans endommager le tissu est bien plus difficile que de faire une broderie. C’est une technique qui n’est réellement maitrisée que par une seule personne ici. Et même avec une telle maitrise, c’est impossible sur certains produits (ceintures notamment).
  • Au Japon, les broderies sont facturées par caractère au coût moyen de 300 à 500 YEN (3 à 5€), ce qui fait de nos broderies les broderies les moins chères du marché pour la qualité proposée. En effet, si les noms japonais sont composés de 3 caractères maximum, les noms étrangers font souvent 6 à 10 caractères, soit 2 à 3 fois plus cher.
  • Nous utilisons les mêmes machines (2) que celles utilisées par les brodeurs professionnels haut de gamme au Japon. Une machine de ce type coûte environ 25,000€.
  • Les broderies entièrement faites à la main ont quasiment disparus, malheureusement. Cependant, les machines ultra performantes et les polices de caractère composées de plus de 5,000 Kanji, chacun dessiné point par point à la main permettent un rendu similaire aux broderies faites main (voire supérieur).
    Une police spécialisée en japonais coûte environ 1000€. Il existe des polices de caractère bas de gamme, voire même les polices Windows par défaut, mais le résultat est de très faible qualité (ce sont généralement les polices proposées par la plupart des boutiques en Europe, et cela explique la très faible qualité des broderies réalisées en japonais).
  • Nous sommes rapides, très rapides. Travaillant dans le même bâtiment du développement web à la préparation des commande en passant par le support, les broderies et les gravures, notre excellente coordination nous permet d’envoyer environ 80% des commandes brodées en moins de 36h. C’est beaucoup plus rapide que n’importe lequel de nos concurrents japonais.
  • Même le chef a les capacités requises pour travailler en atelier broderie et peut (et le fait parfois) venir donner un coup de main en cas d’urgence.
    Nous ne pouvons pas tous avoir les compétences de tout le monde, mais l’échange de connaissance est très fortement encouragé chez Seido !
Embroidery on a Hakama

Broderie sur Hakama


§ Autres références:


 
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Une réponse

  1. Dominique

    Petite annecdote : Dans un stage, un pratiquant etait vetu d’un Hakama brode…. Au moins 4 ou 5 colonnes !
    L’enseignant – dont je tairais le nom – grommela : »Pfffff….on dirait une pierre tombale… »
    Broderies oui, mais pas trop, ni trop grosses.
    @mities

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